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Le fameux processus - (1er juillet 2016)

Plusieurs personnes me demandent de quelle façon j’ai écrit mon premier roman.

Écrire des scénarios de jeux vidéo, ça va. Mais un roman? Est-ce que j’ai construit un

plan avant de commencer? Est-ce que chaque personnage était parfaitement défini

au départ? Est-ce que je connaissais toute l’histoire et son dénouement avant même

d’écrire la première page? Tant de questions, mes amis... J’ai donc décidé de

partager avec vous les coulisses de cette première aventure. D’abord, la production

de jeux vidéo, c’est vraiment ce que je connais le plus. Ainsi, le plus simple pour

moi fut de m’inspirer des procédures de création de jeux pour développer mon

propre processus d’écriture. Ça peut sembler bizarre, même un peu lourd, mais ça

fonctionne très bien en réalité.

Étape 1 : L’idéation. C’est le Big Bang! Tout procède de cette étape. Puisque je voulais

créer une série de romans, il me fallait d’abord développer l’univers dans lequel allait

se dérouler l’action. J’écrivis donc ce qu’on appelle, dans le jargon du développement

de contenu, une bible. Il s’agit d’un document assez volumineux qui détaille en profondeur le concept de la série, les personnages et leurs motivations, les environnements, les histoires potentielles et les conflits, etc. Il ne faut rien laisser au hasard afin de créer un monde cohérent qui pourra évoluer à travers plusieurs romans.

Étape 2 : La planification. J’ai ensuite élaboré le plan du roman que j’allais écrire. Ce document ne faisait que quelques pages. J’ai fait énormément de recherches au préalable, puis j’ai décrit succinctement toutes les scènes qui allaient composer l’histoire. Cette phase a duré plusieurs semaines. Finalement, j’ai réussi à rédiger un plan qui me plaisait suffisamment pour que j’accepte de passer à la 3e étape. Je me doutais que je procèderais éventuellement à des mises à jour régulières de ce document tout au long de la rédaction du roman, puisque l’histoire allait obligatoirement changer en cours de route. C’était inévitable. Je comptais noter ces changements dans le plan et allait m’y référer lorsque viendrait le temps de la réécriture. En second lieu, j’ai utilisé Excel pour me construire un outil de suivi que j’ai nommé le Calendrier d’écriture. J’ai fixé dans ce calendrier mon objectif quant au nombre total de mots que contiendrait mon roman, nombre que j’ai réparti sur une période de quelques mois. L’outil allait calculer mon pourcentage d’avancement dans le temps, en lien avec le nombre de mots que j’écrirais chaque semaine.

Étape 3 : La rédaction. C’est à ce stade que les idées ont pris forme. J’ai adopté un horaire d’écriture plutôt rigide : lever à 5 h tous les matins. J’écrivais jusqu’à 6 h 30, puis je me préparais à aller travailler. Le soir, après le souper, j’écrivais encore pendant une heure ou deux, puis je laissais la rédaction de côté. Pendant mes vacances d’été, j’ai écrit presque tous les jours. Je trouvais cette étape exigeante, mais j’adorais ça. Je suivais mon calendrier et celui-ci m’informait si j’étais en avance ou en retard sur mon objectif. À mesure que je terminais la rédaction de chapitres, je les transmettais à mon réviseur. Celui-ci allait « sévir » et me retourner chaque chapitre révisé, corrigé et commenté. Je préférais confier mon travail à mon réviseur à mesure que la rédaction progressait, dans le but de prendre connaissance rapidement de ses commentaires, lesquels allaient influencer la suite de ma rédaction. Au terme de cette étape, j’ai achevé l’écriture du manuscrit « Alpha ».

Étape 4 : La réécriture. En suivant les notes de mon plan, j’ai procédé à la réécriture des chapitres révisés et commentés. J’ai précisé, ajouté, modifié, retranché, embelli, fais des raccords. Lorsque ce fut terminé, j’avais dans les mains le manuscrit « Bêta ».

Étape 5 : L’assurance qualité. À cette étape, je me suis servi de Facebook pour assembler un groupe de lecture de neuf personnes. Chaque membre reçut une copie du manuscrit « Bêta », accompagné d’un questionnaire. Ces amis ont lu le manuscrit et répondu au questionnaire, en émettant leur opinion sur différents aspects du roman. Ce qui m'importait à ce moment, c'était la cohérence de l'histoire. Lorsque j’ai reçu les questionnaires remplis, je les ai analysés et j’ai procédé ensuite à certains ajustements dans le texte. Puis, j’ai envoyé le manuscrit à mon réviseur pour une vérification finale. À la suite de cette dernière révision, j’ai encore apporté des corrections et j’ai obtenu mon manuscrit « Prêt à soumettre ». C’est ce document que j’ai transmis à mon éditeur.

J’ai souvent lu que l’écriture est une activité difficile qui demande beaucoup de travail et de persévérance. C’est absolument vrai. C’est dur, mais tellement passionnant!

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